Filière Tomate : La Fondation Syngenta Introduit de Nouvelles Méthodes culturales pour de Meilleurs Rendements

La Fondation Syngenta a initié un test d’instruction des pépinières de tomate sur plaques en comparaison aux pépinières paysannes sur sol, en collaboration avec les producteurs du comité tomate de la Vallée du Fleuve Sénégal.
Au Sénégal, la quasi-totalité des producteurs de la filière tomate font des pépinières sur le sol sans que ce dernier ne subisse un traitement approprié, encore moins de la désinfection. Cette pratique bien que moins onéreuse reste peu avantageuse. Car, en plus de l’effet des maladies et de l’attaque de ravageurs, cette pratique peut entrainer des fontes de semis. Sur place, l’on peut noter que cette méthode conduit à la concurrence entre les plants et crée des hétérogénéités. Aussi elle n’optimise pas la semence, l’espace mais également peut provoquer un retard et des pertes post repiquage.
Pour contourner ces contraintes, la Fondation Syngenta a procédé à la mise en place du Farmers‘ hub (FH) pour, en particulier, promouvoir la production de plants de pépinières sous serre. Cette production utilise des plaques à alvéoles et du terreau indemnes de germes.
Cette pépinière a l’avantage de laisser développer le plant dans un espace bien délimité, de permettre un développement plus homogène mais aussi de minimiser la perte de semence et de plants. Avec cette méthode, le producteur gagne en qualité, en temps et accroit son rendement.
Cependant les pépinières sur plaque sont encore peu utilisées dans la vallée du fleuve Sénégal. Pour renverser cette tendance, un travail de vulgarisation s’avère impératif pour montrer aux producteurs et autres acteurs ( organisations de producteurs, fournisseurs, conseillers agricoles) les bienfaits et profits liés à l’utilisation de plants produits sous serre. Pour se faire, il est retenu l’installation de parcelles d’essais comparatifs dans des zones de production de tomate, en particulier dans la Vallée du Fleuve Sénégal, en partenariat avec le comité tomate.
L’objectif global de ces tests, menés à Ndiandane, Bokhol entre autres, est de montrer l’efficacité des pépinières sur plaque mis en opposition aux pépinières paysannes produites sur sol.
Il est surtout question de savoir laquelle des deux types de pépinières est plus saine (vigueur, taux de perte à la levée, taux de perte post repiquage, duré du cycle) et de se rendre compte de la précocité et de la durabilité de l’une ou l’autre espèce. Ici, la date première récolte ainsi que lz longévité du cycle sont épiées sans oublier le rendement.
Dans ce dessein, l’évaluation des différences de coût à l’hectare entre pépinières sur plaque et pépinières sur sol est faite avec une attention toute particulière.
Au finish, les résultats attendus à l’issue de cette étude sont les différences de vigueur, taux de reprise, durée du cycle. Sont, aussi, évalués le type de pépinière la plus précoce rentable est identifié.
a différence de coût à Désormais, par le truchement des tests, le rendement à l’hectare entre les deux types de pépinière (sous serre et sur sol) est calculée et connue.
Dans cette étude, il a été, seulement, utilisé les semences des variétés de tomate indiquées par le « comité tomate » et pratiquées par les producteurs de la zone. De même, Il a été produit des plants sur sol identiquement aux pratiques paysannes et des plants sur plaques. Le semis s’est à la même date tel que :
semi en sillon sur une planche au sol et à l’aire libre, sur sol et semi sur plaque (à 104 ou 128 alvéoles) en présence de substrat, sous serre. Les plaques sont gardées sous serre pendant toute la durée de la pépinière et, dans les trois sites, les plants issus des deux méthodes de pépinière sont mis en opposition. Il est, ainsi, procédé à l’établissement de deux parcelles A et B côte à côte dont la parcelle A est repiquée avec des plants sur sol et celle B est repiquée avec des plants sur plaque.
En raison de 35 000 plants/ha, chaque parcelle a une superficie de 1250m² pour contenir 4375 plants. La conduite culture (fumure, écartement, irrigation, engrais, phytosanitaire,…) est, rigoureusement, identique pour toutes les deux parcelles A et B. Chaque parcelle a reçu la même variété repiquée le même jour.
Interrogé, le président de la filière tomate s’est félicité de la bonne tenue d’ensemble des tests menés dans les départements de Podor et Dagana. Annonçant, même, que tout est mis en oeuvre, pour installer 10 parcelles d’essais dans les trois zones de Ross-Béthio, Dagana et Fanaye, a glané le site de référence www.miroironeline.com.

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