Foncier : Le Pdidas Sécurise 90 Mille Hectares dans les régions de Saint_Louis et Louga, en 4 ans

La République du Sénégal et l’IDA ont signé le 28 mars 2014, l’Accord de Crédit N° 5334 SN d’un montant de quarante milliards (40 000 000 000) de FCFA et l’Accord de Don n° TF 016708 d’un montant de trois milliards (3 000 000 000) de FCFA pour le financement du Projet de Développement Inclusif et Durable de l’Agribusiness au Sénégal (PDIDAS). Les deux accords sont entrés en vigueur le 26 juin 2014.

L’objectif principal du PDIDAS est de développer une agriculture commerciale inclusive et une gestion durable des terres dans les zones du projet, notamment dans les Régions de Saint-Louis et Louga.

Cet objectif sera réalisé grâce à des investissements dans les infrastructures (en particulier dans l’irrigation), à une assistance technique aux institutions publiques clés et aux communautés rurales (devenues communes), et à un appui au secteur privé (y compris les petits exploitants agricoles) tout au long des chaînes de valeur de l’agro-business.

D’une durée de six (6) ans, le Projet PDIDAS s’inscrit dans une stratégie de promotion de la croissance et de l’emploi par l’augmentation des investissements productifs privés dans les filières agricoles (principalement horticoles) dans la Vallée du Ngalam et la zone du Lac de Guiers.

De manière spécifique, ses objectifs sont les suivants :

soutenir le développement durable et inclusif de l’agribusiness dans les zones autour du Ngalam et du Lac de Guiers ;
promouvoir la production, la transformation et la commercialisation des produits agricoles au profit des marchés intérieurs, sous-régionaux et internationaux ;
concevoir et mettre en œuvre des solutions viables et consensuelles dans le domaine  de la gestion foncière durable, afin de les étendre à d’autres zones du territoire national.

 

Le projet vise à créer les conditions optimales de mise en valeur de 10 000 ha, réparties en une vingtaine de blocs irrigués dans neuf (9) Communes des régions de Saint-Louis et de Louga. Il s’agit des Communes de Diama, Ngnith, Gandon, Fass Ngom, Ndiébène Gandiole, Mbane, Ronkh, Syer, Keur Momar Sarr.

La mise en œuvre du PDIDAS s’articule autour de trois composantes :
Composante 1 : Appui aux Acteurs de la Filière : Cette composante permettra d’appuyer au moins neuf communautés rurales (devenues communes avec l’avènement de l’Acte III de la décentralisation) des régions de Saint-Louis et de Louga à travers une assistance technique afin de s’assurer que les droits d’utilisation des terres sont attribués aux opérateurs privés d’une manière inclusive et durable bénéficiant à l’ensemble de la communauté. Elle comprend également une assistance en formation professionnelle et en recherche appliquée en faveur des associations d’agriculteurs et des PME. Les communautés locales bénéficieront d’une assistance technique dans la négociation de contrats agro-business respectueux de la Gestion Durable des Terres et de l’Eau (GDTE). Cette assistance permettra également de promouvoir l’adoption de pratiques GDTE par les agriculteurs, notamment dans les zones de démonstration. Enfin, cette composante prévoit un appui aux interprofessions de l’horticulture, à la structuration de filières horticoles identifiées et à la réhabilitation de l’Agropole et au processus de gestion des terres.

Composante 2 : Développement des infrastructures d’irrigation et amélioration de la gestion des ressources naturelles : Elle permettra de financer les infrastructures d’irrigation publique dans la vallée de Ngalam et autour du lac de Guiers. Il s’agira notamment de la conception, de la construction et de l’équipement des infrastructures d’irrigation primaires essentielles et des canaux secondaires. Elle appuiera également les petits exploitants et PME pour la mise en place de systèmes d’irrigation tertiaire ainsi que des programmes de fourniture d’intrants aux petits exploitants à travers l’octroi de fonds à frais partagés.

La mise en œuvre des travaux secondaires et tertiaires ne démarrera que lorsque le processus d’attribution des droits d’utilisation des terres conformément à la composante relative à l’assistance technique aux communautés rurales et aux petits exploitants locaux sera terminé. En outre, la composante appuiera la gestion forestière impulsée par la communauté comme facteur contribuant à une gestion durable et inclusive des terres.
Composante 3 : Coordination, Gestion, Suivi et Évaluation du Projet et Communication qui consistera en un Appui, dans le cadre du Projet, dans les domaines de la coordination, de la supervision, de la gestion financière, de la passation des marchés, de la communication et de la sensibilisation, de la supervision de la mise en œuvre des Instruments de Sauvegarde et du Cadre Foncier, du suivi et de l’évaluation y compris par la fourniture de l’assistance technique, de la Formation, du financement des Charges de Fonctionnement, des fournitures et des services aux fins requises.

1.2- Contexte et Justification de la formation
Les composantes 1 et 2 pourraient avoir des conséquences néfastes sur l’environnement et les activités socio-économiques. Conformément aux dispositions de la réglementation environnementales nationale et les politiques de sauvegarde de la Banque mondiale, des évaluations environnementales ont été réalisées, suivant l’importance des interventions. Ces dernières ont proposé la mise en œuvre de programmes de renforcement de capacités des services techniques qui ont la mission régalienne de suivre les mesures environnementales et sociales.  

II- OBJECTIFS DE LA FORMATION

L’objectif de la formation est de renforcer les capacités techniques des services techniques impliqués dans la mise en œuvre des mesures environnementales et sociales.

Plus spécifiquement, il s’agira de capaciter les services techniques sur :

les différents types d’évaluation environnementale,
les techniques d’exploitation des rapports,
les grilles d’évaluation des études d’impact environnemental et social,
les enjeux fonciers, environnementaux et sociaux des travaux ;
l’hygiène, la santé et la sécurité au travail ;
la législation environnementale notamment celle sur l’évaluation environnementale ;
les politiques opérationnelles et les outils de sauvegarde de la Banque mondiale ainsi que les bonnes pratiques environnementales et sociales ;
la prise en compte de la dimension environnementale, le contrôle et le suivi environnemental des chantiers ;
Des panels seront tenus et devront permettre in fine de produire une grille d’analyse des rapports d’évaluation environnementale soumis au comité technique.
De manière plus opérationnelle, il s’agira de renforcer les aptitudes des services techniques sur les aspects suivants :
maîtrise des procédures environnementales et sociales nationales et des standards de la Banque Mondiale ;
appréciation objective du contenu des rapports d’évaluation environnementale ;
maîtrise de la méthodologie du suivi environnemental et social ;
capacité d’identification des indicateurs de suivi/évaluation environnemental et social ;
appréciation du respect et de l’application des dispositions environnementales légales et réglementaires.
Contrôle de l’application des obligations légales et réglementaires ;
suivi du devenir des pesticides chimiques dans les sols, les eaux et le long des chaînes alimentaires ;
suivi de la qualité des eaux et des sols
identification et évaluation les risques techniques et professionnels des travaux de génie civil (planage, fouilles, excavation, préparation et mise en œuvre du béton, manutention mécanique), etc.
capacité à relever les infractions, non-conformités, risques liés à la sécurité et à la santé du personnel et les notifier aux missions de contrôle et entrepreneurs ;
suivi et mis à jour l’information technique, économique, réglementaire ;
utilisation des pesticides

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